Nous sommes le  

Accueil > Actualité > Réconciliation nationale/Burkina : Le comité de pilotage en quête d’une (...)

Réconciliation nationale/Burkina : Le comité de pilotage en quête d’une définition consensuelle du « Pacte du vivre-ensemble »

LEFASO.NET

mardi 10 août 2021

Koudougou a abrité ce lundi 9 août 2021 la cérémonie officielle de l’atelier sur la conceptualisation du vivre-ensemble. Prévu se tenir du 8 au 11 août 202, cet atelier soutenu par le PNUD vise à donner une définition consensuelle de la notion de vivre-ensemble.

Réconciliation nationale/Burkina : Le comité de pilotage en quête d’une définition consensuelle du « Pacte du vivre-ensemble »

Examiner les définitions existantes sur le vivre-ensemble et des notions connexes pour formuler une définition en tenant compte de la réalité socio-culturelle du Burkina, adopter une définition conventionnelle du concept de vivre-ensemble et amender les outils de collecte des données portant l’analyse diagnostique de vivre-ensemble. Telles sont les raisons qui justifient la tenue de ces échanges sur la conceptualisation du vivre-ensemble au Burkina Faso.

Deuxième du genre, cet atelier a pour objectif principal de donner une définition consensuelle de la notion de vivre-ensemble et va regrouper les partis politiques, les organisations de la société civile, les ministères, les traditionnels et les religieux. Il se tient du 8 au 11 août 2021 dans la cité du cavalier rouge (Koudougou).
Qu’est-ce qu’un Pacte ? Qu’est-ce que le « vivre-ensemble » ? Et que faut-il entendre par « Pacte du vivre-ensemble » ? Ce sont là, des questions qui vont alimenter durant 72h, les échanges des 80 participants venus de divers horizons grâce à leurs expertises et statuts respectifs.

« Le pacte du vivre-ensemble est le défi majeur de la réconciliation »

JPEG - 144 ko
Dramane Ludovic Thiombiano, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale.

Il faut noter que malgré les multiples tentatives de réconciliation, dont la Journée nationale du pardon en 2001 et la mise en place du Haut Conseil pour la réconciliation et l’unité nationale (HCRUN) en 2015, force est de constater que les crimes, crises et tensions sociales n’ont fait que s’aggraver au Pays des hommes intègres.

D’où, selon Dramane Ludovic Thiombiano, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de la Réconciliation nationale et de la Cohésion sociale, le fait que ce forum marque un départ important et une volonté individuelle et collective des Burkinabè d’assumer leur histoire et d’écrire une nouvelle page, en s’engageant de ne plus commettre les mêmes erreurs.

A l’écouter, sans cet atelier, il sera difficile d’avoir une définition commune du concept ‘’réconciliation’’. « Le besoin de rebâtir une nation forte et unie pour affronter les défis de l’avenir est donc aujourd’hui plus pressant que jamais ; d’où l’atelier de ce jour qui est un accord auquel les Burkinabè devraient prendre l’engagement, après s’être réconciliés, de renoncer à reproduire les mêmes comportements qui ont engendré les différentes crises et ont mis à mal leur vivre-ensemble », a-t-il dit.

JPEG - 70.3 ko
Une vue partielle des participants pendant la cérémonie d’ouverture

Il précise qu’il s’agit d’un nouveau contrat dont le but est de remodeler les comportements des citoyens dans un nouvel ordre social. Au-delà d’un simple accord, M. Thiombiano qualifie ce pacte d’un nouveau projet de société burkinabè qui prend en compte la diversité culturelle, religieuse et politique du Burkina. « Le pacte du vivre-ensemble est le défi majeur de la réconciliation », a-t-il dit.

Il conclut en rappelant que la question du triptyque Vérité- Justice-Pardon ne doit être ignorée, car la réconciliation ne sera possible sans ces trois éléments. « Pour moi, il faut d’abord la manifestation de la vérité. Le 2e élément important, une fois que la vérité est connue, il y a la justice. Et l’autre chose, c’est d’accepter d’aller puiser les réserves qui sont en nous pour se pardonner et réconcilier notre tissu social. Si on saute une étape on va le payer cher dans les années à venir », a-t-il conclu.

« Nous entendre pour avoir une vision commune »

JPEG - 137 ko
Souleymane Coulibaly, magistrat à la retraite et conseiller spécial du Premier ministre.

Souleymane Coulibaly est magistrat à la retraite et conseiller spécial du Premier ministre. Pour sa part, il reste convaincu qu’au regard de la composition des participants, ils pourront produire un document qui va aider au vivre-ensemble. « Il s’agit de nous entendre pour avoir une vision commune, mettre la balle à terre et vivre de façon harmonieuse, et oublier nos conflits particuliers de côté, c’est ça l’objectif visé par cet atelier », a-t-il interpellé.

En rappel, la tenue de cette activité a été possible grâce à l’appui financier du PNUD à travers son programme Cohésion sociale, Sécurité et Etat de droit (CoSED). A cet effet, son représentant a salué l’initiative de ces assises et invité les participants à s’impliquer fortement pour sortir avec un document assez fourni.

Prince Omar
LeFaso.net

Portfolio

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Météo
Koudougou
Inconnu, Humididté : %
Max : °C
Min : °C

°C
Inconnu
Newsletter
Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité
du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter