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Journées internationales de la paix et de la tolérance : Une célébration sur fond d’exhortation à Léo

vendredi 13 novembre 2015

Le Premier ministre, Yacouba Isaac Zida a procédé, ce jeudi 12 novembre 2015, au lancement officiel des activités commémoratives simultanées des Journées internationales de la paix et de la tolérance dans la cité de l’igname, à Léo. Le thème de l’édition 2015, « Peuple burkinabè, acteur de défense et de promotion de la paix », invite toute la société à défendre et à promouvoir la paix à tous les niveaux. Etaient présents à cette cérémonie, une forte délégation ministérielle, des autorités administratives locales, coutumières, acteurs du monde éducatif etc.

Journées internationales de la paix et de la tolérance : Une célébration sur fond d’exhortation à Léo

Sans paix, et sans respect des droits humains et libertés fondamentales, aucune croissance durable, aucun développement n’est possible. C’est fort de ce constat et au regard de la persistance des conflits et des crises sociales de par le monde, que l’ONU a institué la Journée internationale de la paix, célébrée le 21 septembre de chaque année. Aussi, dans la perspective de la promotion d’une quiétude mondiale, l’UNESCO a adopté la déclaration de principes sur la tolérance et proclamé le 16 novembre de chaque année, Journée internationale de la tolérance.
Au Burkina Faso, suite aux récents évènements causés par le putsch avorté du 16 septembre, le gouvernement à travers le ministère en charge des droits humains a jugé bon de fusionner les activités entrant dans le cadre desdites Journées. Ainsi, la cérémonie commémorative a eu lieu ce 12 novembre 2015, dans la salle de conférence de l’hôtel Sissili à Léo.

Après le mot de bienvenue du Gouverneur de la région du Centre-ouest, Alizéta Dabiré Sawadogo, l’honneur est revenu au patron de la cérémonie, le Premier ministre, de livrer son discours. Pour lui, le thème « peuple burkinabè, acteur de défense et de promotion de la paix », interpelle le peuple burkinabè sur l’importance de la responsabilité personnelle et collective dans la préservation de la paix sociale. C’est pourquoi en ces temps marqués par des activités sociopolitiques liées à la campagne électorale pour les élections couplées, il a invité la population à se départir de toute violence. « La violence engendre la violence et nous entraine inéluctablement dans un engrenage dont nul ne peut présager de l’issue », a-t-il insisté.

Une édition 2015 riche en activité

Pour la ministre de la justice, ce n’est qu’en plaçant la formation, l’information et la sensibilisation de la population au cœur de la construction de la paix qu’on pourra engager, adultes, jeunes et moins jeunes, aux attitudes de dialogue et de non-violence. A cet effet, et conformément à l’esprit de ces Journées, une série d’activités de sensibilisation sur la culture des valeurs de tolérance et de paix a été organisée notamment : une tournée de théâtre-forum au profit des populations de 20 communes du Centre-ouest et du Centre-nord ; une tournée de causeries éducatives ; une série de 8 conférences en milieu scolaire ; un concours de sketch et un concours de poème sur la contribution de la jeunesse à la promotion des valeurs de tolérance et de la paix.
« La réalisation de ces différentes activités a permis au ministère de sensibiliser et interpeller près de 14 mille personnes sur les dangers de l’intolérance et de la violence et sur la nécessité d’adopter des comportements favorables à la préservation de la paix et à la cohésion nationale », s’est réjouie Joséphine Ouédraogo.

En marge de la cérémonie officielle de commémoration des journées de la paix et de la tolérance, édition 2015, un panel a été organisé sur le thème central en vue de susciter la contribution de chaque acteur de la société Burkinabè, à la préservation de la paix sociale, à la culture de la tolérance et de la cohésion nationale. Il a servi également de tribune pour identifier les actions déjà menées dans ce sens par les différents acteurs et envisager d’autres actions à même d’instaurer et consolider une société paisible. En effet, 3 sous-thèmes, « les sources de conflits et les facteurs d’apaisement en période électorale : rôle et responsabilités des partis politiques » ; « en quoi nos traditions, nos coutumes et nos religions pourraient contribuer à la promotion d’une culture de paix et de tolérance au Burkina Faso ? » ; « comment créer dans l’espace d’enseignement primaire, secondaire et supérieur, des conditions d’apprentissage de relations sociales paisibles ? », ont constitué le socle de réflexion lors de ce panel. Les communications ont été respectivement présentées par le Dr Salifou Sangaré, le Saman Naaba et le Pr Joseph Paré. La modération, quant à elle a été assurée par le secrétaire général du ministère des droits humains et de la promotion civique.

La substance des communications

De la communication du Dr Salifou Sangaré, l’on retiendra que les conflits post-électoraux peuvent découler de l’environnement sous-région, que dans la présence d’acteurs non-institutionnels dans les scrutins, le cadre juridique du processus électoral, la charte de la transition avec la notion d’inclusion, le code électoral et la dépendance financière de la CENI. « (...) « Les élections dans notre pays est l’œuvre des formations des partis politiques. Les possibilités d’apaiser la situation électorale ou post-électorale incombe de ce fait, en grande partie à ces derniers » a-t-il expliqué.

Le Saman Naaba, quant à lui, est revenu entre autre sur les définitions de la chefferie coutumière, les coutumes, la tradition, les droits conférés par les coutumes. « En tant que repère sociaux et garants des valeurs humaines fondamentales, les chefs traditionnels et coutumiers constituent des références aussi bien pour la société elle-même qui les reconnait comme tel que pour l’administration publique et surtout pour le pouvoir en présence », a-t-il laissé entendre.

Le Pr Albert Ouédraogo est revenu sur l’école, en affirmant qu’elle nous permet d’être des citoyens responsables. Il a en outre insisté sur ses valeurs avant d’aborder les changements qu’il faut à cette école pour qu’elle soit un cadre qui permet l’insertion des jeunes dans la société. En sus, il a ajouté qu’un fond conséquent devrait être alloué à l’école et à la santé.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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